Diapositives et transcription
Diapositive 1 sur 17
Dans cette section, nous allons aborder l’optimisation de la prise en charge de la dépression tout en minimisant les effets secondaires sexuels.
Références :
- Anita H. Clayton, M.D.
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Point essentiel à retenir : le traitement de la dépression doit être personnalisé. Plusieurs facteurs peuvent orienter le choix thérapeutique, notamment les caractéristiques cliniques du patient, telles que les comorbidités ou les symptômes spécifiques, la sévérité de la dépression, le degré d’altération fonctionnelle, ainsi que les antécédents de traitement, les préférences, les objectifs et les attentes du patient.
Références :
- American Psychiatric Association. (2010). Practice guideline for the treatment of patients with major depressive disorder (3rd ed.). American Psychiatric Association.
- Oluboka, O. J., Katzman, M. A., Habert, J., McIntyre, R. S., McIntosh, D., MacQueen, G., Milev, R., Muller, D. J., Parikh, S. V., Pearson, N. L., & Rong, C. (2018). Functional recovery in major depressive disorder: Providing early optimal treatment for the individual patient. International Journal of Neuropsychopharmacology, 21(2), 128–144. https://doi.org/10.1093/ijnp/pyx081
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Diapositive 3 sur 17
Il est important de discuter avec le patient des caractéristiques de l’antidépresseur envisagé : son efficacité potentielle, sa sécurité d’emploi, c’est-à-dire sa tolérance, ainsi que les données sur les effets indésirables susceptibles de compromettre l’efficacité, la tolérance ou l’observance.
Références :
- American Psychiatric Association. (2010). Practice guideline for the treatment of patients with major depressive disorder (3rd ed.). American Psychiatric Association.
- Oluboka, O. J., Katzman, M. A., Habert, J., McIntyre, R. S., McIntosh, D., MacQueen, G., Milev, R., Muller, D. J., Parikh, S. V., Pearson, N. L., & Rong, C. (2018). Functional recovery in major depressive disorder: Providing early optimal treatment for the individual patient. International Journal of Neuropsychopharmacology, 21(2), 128–144. https://doi.org/10.1093/ijnp/pyx081
Diapositive 4 sur 17
Une étude portant sur les préférences des patients et leur impact sur la non-observance aux antidépresseurs a montré que la raison la plus fréquente d’arrêt du traitement est le manque d’efficacité, invoqué par 60 % des patients. Environ 22 % des patients ne respectent pas leur traitement sans en informer leur médecin.
Références :
- Ashton, A. K., Jamerson, B. D., L Weinstein, W., & Wagoner, C. (2005). Antidepressant-related adverse effects impacting treatment compliance: Results of a patient survey. Current Therapeutic Research, Clinical and Experimental, 66(2), 96–106. https://doi.org/10.1016/j.curtheres.2005.04.006
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Diapositive 5 sur 17
Parmi les raisons évoquées pour expliquer la non-observance, on retrouve : des difficultés à se souvenir de prendre le médicament chez 43 % des patients, une prise de poids importante chez plus d’un quart d’entre eux, une incapacité à atteindre l’orgasme chez un patient sur cinq, et une perte de désir sexuel également rapportée par 20 % des patients.
Références :
- Ashton, A. K., Jamerson, B. D., L Weinstein, W., & Wagoner, C. (2005). Antidepressant-related adverse effects impacting treatment compliance: Results of a patient survey. Current Therapeutic Research, Clinical and Experimental, 66(2), 96–106. https://doi.org/10.1016/j.curtheres.2005.04.006
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Les effets indésirables jugés particulièrement difficiles à tolérer et ayant un impact sur la qualité de vie étaient la prise de poids, citée par plus de 30 % des patients, l’incapacité à avoir une érection chez 25 % d’entre eux, les difficultés à atteindre l’orgasme chez 24 %, et la fatigue diurne ou le manque d’énergie chez environ 20 %. La majorité des patients souhaitaient des améliorations pour les aider à poursuivre leur traitement. Ces éléments doivent donc être pris en compte lors de nos discussions sur les interventions thérapeutiques.
Références :
- Ashton, A. K., Jamerson, B. D., L Weinstein, W., & Wagoner, C. (2005). Antidepressant-related adverse effects impacting treatment compliance: Results of a patient survey. Current Therapeutic Research, Clinical and Experimental, 66(2), 96–106. https://doi.org/10.1016/j.curtheres.2005.04.006
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Diapositive 7 sur 17
Quelle approche générale adopter dans la prise en charge des affections psychiatriques et médicales ? En premier lieu, il convient d’optimiser l’efficacité des interventions afin de réduire les effets de la maladie. Ensuite, il est important d’éliminer les facteurs contributifs tels que l’alcool, les autres substances, les médicaments, le tabac et les dysfonctions sexuelles du partenaire. Ces éléments doivent être abordés avec les patients et intégrés à l’examen de routine.
Références :
- American Psychiatric Association. (2010). Practice guideline for the treatment of patients with major depressive disorder (3rd ed.). American Psychiatric Association.
- Oluboka, O. J., Katzman, M. A., Habert, J., McIntyre, R. S., McIntosh, D., MacQueen, G., Milev, R., Muller, D. J., Parikh, S. V., Pearson, N. L., & Rong, C. (2018). Functional recovery in major depressive disorder: Providing early optimal treatment for the individual patient. International Journal of Neuropsychopharmacology, 21(2), 128–144. https://doi.org/10.1093/ijnp/pyx081
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Il est également souhaitable d’aborder les adaptations possibles, notamment l’implication du partenaire sexuel, l’exploration de positions alternatives, ainsi que les problématiques psychosociales ou relationnelles.
Références :
- Lorenz, T., Rullo, J., & Faubion, S. (2016). Antidepressant-induced female sexual dysfunction. Mayo Clinic Proceedings, 91(9), 1280-1286. https://doi.org/10.1016/j.mayocp.2016.04.033
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Diapositive 9 sur 17
En cas de dysfonction sexuelle induite par un inhibiteur de la recapture de la sérotonine (IRS), une substitution médicamenteuse peut être envisagée. Cette approche s’avère particulièrement efficace chez les patients présentant une dysfonction sexuelle dès leur premier traitement antidépresseur. Des médicaments tels que le bupropion, la mirtazapine, le système transdermique de sélégiline, la vilazodone, la desvenlafaxine, la duloxétine, la vortioxétine et la gépirone LP peuvent présenter une efficacité moindre ou d’autres problèmes de tolérance comparés à la dysfonction sexuelle, mais une amélioration du fonctionnement sexuel est généralement observée lors du passage à ces traitements.
Références :
- Clayton, A. H., Pradko, J. F., Croft, H. A., Montano, C. B., Leadbetter, R. A., Bolden-Watson, C., Bass, K. I., Donahue, R. M., Jamerson, B. D., & Metz, A. (2002). Prevalence of sexual dysfunction among newer antidepressants. The Journal of Clinical Psychiatry, 63(4), 357–366. https://doi.org/10.4088/jcp.v63n0414
- Clayton, A. H., Croft, H. A., Horrigan, J. P., Wightman, D. S., Krishen, A., Richard, N. E., & Modell, J. G. (2006). Bupropion extended release compared with escitalopram: effects on sexual functioning and antidepressant efficacy in 2 randomized, double-blind, placebo-controlled studies. The Journal of Clinical Psychiatry, 67(5), 736–746. https://doi.org/10.4088/jcp.v67n0507
Diapositive 10 sur 17
Si le patient répond bien à son IRS mais présente une dysfonction sexuelle, notamment en cas d’échecs antérieurs à d’autres antidépresseurs, l’ajout d’un antidote peut être envisagé. Bien que ces options soient toutes hors indication, elles peuvent inverser la dysfonction sexuelle induite par l’IRS. Parmi ces antidotes figurent le bupropion, la buspirone, la testostérone, le sildénafil, la mirtazapine et le DHEA en vente libre. Ces agents peuvent également potentialiser l’effet antidépresseur de l’IRS. Toutefois, des interactions médicamenteuses, des effets indésirables supplémentaires et un coût accru lié à la bithérapie sont à prendre en compte.
Références :
- Kornstein, S. G., Clayton, A. H., Warnock, J. K., Pinkerton, R., Sheldon-Keller, A., & McGarvey, E. L. (2004). A placebo-controlled trial of bupropion SR as an antidote for selective serotonin reuptake inhibitor-induced sexual dysfunction. The Journal of Clinical Psychiatry, 65(1), 62–67. https://doi.org/10.4088/JCP.v65n0110
- Nurnberg, H. G., Hensley, P. L., Heiman, J. R., Croft, H. A., Debattista, C., & Paine, S. (2008). Sildenafil treatment of women with antidepressant-associated sexual dysfunction: A randomized controlled trial. JAMA, 300(4), 395-404. https://doi.org/10.1001/jama.300.4.395
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Diapositive 11 sur 17
Parmi les interventions à envisager, l’éducation du patient — et éventuellement de son partenaire — sur le fonctionnement sexuel normal ainsi que sur les facteurs contribuant ou entretenant la dysfonction sexuelle peut avoir un impact significatif. Par exemple, recommander l’utilisation de lubrifiants chez les femmes ménopausées peut améliorer leur fonctionnement sexuel. La prise en charge doit être individualisée en tenant compte des traitements en cours, des épisodes dépressifs et des préférences du patient. Il convient également d’appliquer des principes de gestion tels que le rapport bénéfice-risque, le degré d’invasivité et le coût.
Références :
- Clayton, A. H., Goldstein, I., Kim, N. N., Althof, S. E., Faubion, S. S., Faught, B. M., Parish, S. J., Simon, J. A., Vignozzi, L., Christiansen, K., Davis, S. R., Freedman, M. A., Kingsberg, S. A., Kirana, P. S., Larkin, L., McCabe, M., & Sadovsky, R. (2018). The International Society for the Study of Women's Sexual Health Process of Care for Management of Hypoactive Sexual Desire Disorder in Women. Mayo Clinic Proceedings, 93(4), 467–487. https://doi.org/10.1016/j.mayocp.2017.11.002
Diapositive 12 sur 17
La première étape consiste à prendre en charge les facteurs modifiables : traiter les maladies, ajuster les médicaments et aborder les situations psychosociales pouvant contribuer à la dysfonction sexuelle. On peut ensuite envisager des traitements médicamenteux, comme le passage à un agent actif sur le système nerveux central avec moins d’effets secondaires sexuels, l’ajout d’antidotes incluant des hormones telles que la testostérone, les œstrogènes ou le DHEA, le remplacement d’une contraception hormonale par une méthode non hormonale, ou encore l’ajout de médicaments spécifiques pour traiter la dysfonction sexuelle.
Références :
- Clayton, A. H., Goldstein, I., Kim, N. N., Althof, S. E., Faubion, S. S., Faught, B. M., Parish, S. J., Simon, J. A., Vignozzi, L., Christiansen, K., Davis, S. R., Freedman, M. A., Kingsberg, S. A., Kirana, P. S., Larkin, L., McCabe, M., & Sadovsky, R. (2018). The International Society for the Study of Women's Sexual Health Process of Care for Management of Hypoactive Sexual Desire Disorder in Women. Mayo Clinic Proceedings, 93(4), 467–487. https://doi.org/10.1016/j.mayocp.2017.11.002
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Diapositive 13 sur 17
Dans la prise en charge de la dysfonction sexuelle induite par les médicaments, il est possible de passer à des antidépresseurs ayant moins d’effets sur le fonctionnement sexuel, d’ajouter des antidotes hors indication, de recourir à l’acupuncture ou d’envisager une psychothérapie. En revanche, je déconseille de réduire la dose ou d’instaurer des fenêtres thérapeutiques, car cela conduit généralement à une rechute ou à un arrêt définitif du traitement.
Références :
- Clayton, A. H., Goldstein, I., Kim, N. N., Althof, S. E., Faubion, S. S., Faught, B. M., Parish, S. J., Simon, J. A., Vignozzi, L., Christiansen, K., Davis, S. R., Freedman, M. A., Kingsberg, S. A., Kirana, P. S., Larkin, L., McCabe, M., & Sadovsky, R. (2018). The International Society for the Study of Women's Sexual Health Process of Care for Management of Hypoactive Sexual Desire Disorder in Women. Mayo Clinic Proceedings, 93(4), 467–487. https://doi.org/10.1016/j.mayocp.2017.11.002
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Voici les points clés à retenir : les préférences du patient sont essentielles dans le traitement de la dépression. Il convient donc de choisir le traitement initial en tenant compte des caractéristiques cliniques, de la sévérité des symptômes, de l’altération fonctionnelle et des effets secondaires que le patient souhaite éviter. La majorité des patients souffrant de TDM qui arrêtent leurs médicaments psychiatriques le font en raison d’un manque d’efficacité perçu. La présence d’une maladie chronique nécessitant un traitement médicamenteux quotidien est associée à une non-observance partielle ou totale chez 25 à 50 % des patients. Les effets indésirables tels que la dysfonction sexuelle, la prise de poids ou le manque d’énergie peuvent également contribuer à l’arrêt du traitement ou nuire à la qualité de vie.
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Diapositive 15 sur 17
La dysfonction sexuelle en tant que symptôme du trouble dépressif majeur touche environ 70 % des personnes diagnostiquées avec une dépression. Ce symptôme peut s’améliorer avec un traitement efficace, mais peut également survenir comme effet indésirable d’un antidépresseur. La première intervention en cas de dysfonction sexuelle induite par un antidépresseur consiste à prendre en charge les facteurs modifiables, tels que les maladies, les médicaments — qu’ils soient psychiatriques ou médicaux — et les situations psychosociales contribuant à la dysfonction sexuelle.
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Si la dysfonction sexuelle persiste, il convient d’envisager un passage à un médicament ayant moins d’effets secondaires sexuels, comme le bupropion, la vortioxétine, la mirtazapine, la vilazodone, le système transdermique de sélégiline, la duloxétine, la desvenlafaxine ou la gépirone LP. Les antécédents du patient — notamment plusieurs échecs thérapeutiques antérieurs avec un traitement actuellement efficace — ainsi que ses préférences peuvent orienter vers l’ajout d’un antidote plutôt qu’un changement de traitement.
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Diapositive 17 sur 17
Les antidotes peuvent inclure l’ajout d’hormones telles que les œstrogènes, la testostérone ou le DHEA, le remplacement d’une contraception hormonale par une méthode non hormonale, ou encore l’ajout de bupropion, de buspirone, d’un inhibiteur de la PDE5 ou de mirtazapine. Il convient de surveiller toute modification de l’efficacité ou l’apparition de nouveaux problèmes de tolérance, en plus de l’amélioration du fonctionnement sexuel.
